Je vous préviens de suite, je ne suis ni économiste, ni politicien, ni sociologue, je suis un citoyen lambda qui s’intéresse à ce qui se passe en France et qui a de plus en plus de mal à accepter que notre pays parte en miette. Par conséquent, le texte qui va suivre n’engage que moi, il est le reflet de mon propre constat, de mes propres interrogations, mais peut-être n’ai-je pas assez de recul pour faire ce constat. A vous qui le lirez de vous faire vos propres opinions.
 
   Depuis les années 50, 80% des exploitations agricoles ont disparues de nos campagnes. En parallèle, la population de la France Métropolitaine est passée de 42.777 millions d’habitants en 1954 à 65.018 millions d’habitants en 2017, soit une augmentation de 22.241 millions d’habitants(Source : INSEE – Annuaire statistique de la France). La question que je me pose, est : « comment fait-on pour nourrir ces 22 millions de personnes alors que les agriculteurs ne cessent de disparaitre ? », la réponse se trouve très certainement dans l’importation de produits alimentaires.
La mondialisation est en partie responsable de l’appauvrissement de notre tissu économique. L’industrie agro-alimentaire et la grande distribution sont les principaux bénéficiaires de cette mondialisation, dans l’unique but de toujours plus de profits, au détriment de votre santé, car sur ce point, ils savent pertinemment ce qu’ils vous font manger. Quand je vois à quelle vitesse ils ont réagis à la demande du BIO par les consommateurs, c’est quand même impressionnant quand on y pense, où vont-ils les chercher ces produits BIO, en France ?, en partie seulement, car il n’y a pas assez de production pour fournir les milliers de grandes et moyennes surfaces réparties dans tout le pays.
Acheter des biens de consommation à l’international est indispensable pour certains produits, mais avons nous besoin de tout importer ?
Ne sommes-nous plus capable de produire sur notre propre sol des produits de premières nécessités en quantités suffisantes ?
Que voulons-nous que notre pays devienne, un pays de tourisme ?
Selon moi, un pays qui ne peut pas nourrir sa population est un pays que l’on peut considérer comme : « un pays pauvre ».
 Et que se passera-t-il si dans l’avenir nous perdons notre agriculture et qu’un ou plusieurs des pays qui nous nourrissent ne soient plus en mesure de le faire ?
Sans être alarmiste, est-ce que nous serons condamnés à la famine ?
 
Aujourd’hui, nous consommateurs, nous avons le pouvoir de faire bouger les choses, nous avons le pouvoir de ne pas ou plus être les « moutons » de ces gens qui ne veulent que s’enrichir, la plus simple des façons de le faire c’est de revenir à la raison, la raison de se battre pour nos agriculteurs et par voie de conséquence pour nous et les générations à venir.

Ce qui précède je l’ai écrit en 2016, aujourd’hui en 2020 il se pose un problème qui s’appelle « COVID-19 », avec toutes les conséquences que vous connaissez, imaginez deux minutes si l’on ne produisait plus sur le sol français ?